Mise en avant

La forêt, le bois et les Hommes…

La Chasseuse cueilleuse, le cri silencieux…

Egérie d’ une cause qui me porte et m’anime depuis longtemps, la Forêt sauvage et la sauvegarde de la biodiversité. Née d’une rencontre improbable et furtive, la jeune femme a tout de suite endossé le costume et sut traduire mon message. La séance photo fut improvisée dans une clairière, avec comme seul décor un feu fumant quelques branches et des peaux de bêtes comme seuls vêtements ou couchage. Les photographies de ce reportages furent décriées à leurs débuts, puis le message fit son chemin. Le cris silencieux de cette femme interpelle aujourd’hui, cette chasseuse cueilleuse est au centre de l’expo. La forêt est en danger, la nature est en danger, elles souffrent, les femmes souffrent également. Merci C. de ton implication et bon vent à cette expo…

Exposition Quai Alpha à Epinal

Vernissage le 22 novembre. Le Quai, n’est pas une salle d’exposition mais plutôt un lieux de rencontre, une ruche, un incubateur, une communauté. Cela me convient parfaitement. Après quelques déboires, un passage assez discret à l’ ECSP de Cornimont, je peux enfin présenter cette exposition qui se veut militante, itinérante et évolutive. Merci à l’équipe d' »Alpha » de m’accueillir.

Juste à coté de la gare à Epinal

Retour d’expérience…

Il y a 50 ans, mon père hérite d’une parcelle de terrain en montagne, un hectare de terre pauvre et rude. Il décide, parce que c’est la mode de l’époque d’y planter sur 5000 m² des épicéas. Il a fallu les arroser et les protéger, encore et encore, j’avais dix ans je m’en souviens très bien. Sous ces arbres en rangs d’oignons rien de vivant, pas de flore ni de faune, une terre acide, une mauvaise érosion et des terres ravinées. NUL ! Plusieurs sécheresses, d’étés secs et le scolyte en sont venus à bout. Jeu set et match. Par contre, sur les 5000 m² restant mon père décide de n’y rien faire. « Ça finira bien par donner quelques chose…, » Il restait quelques arbres adultes qu’il décide de laisser vieillir. Une belle idée toute simple. Aujourd’hui la parcelle de rien est un petit bois riche de beaucoup d’essences d’arbres, il y a des insectes, des oiseaux, des animaux petits et très grands des fleurs avec des papillons et des arbres morts qui nourrissent les vivants. La température en été reste plus fraiche grâce aux feuillage, aucune maladie et le sol est riche également d’une micro faune indispensable. Qui peut savoir sauf la nature de quel bois seront fait nos cercueils dans 80 ans !

Autre histoire, pas très loin… Ne pas se fier au apparences…

2/3 ans après les attaques de scolytes, une parcelle qui semble abandonnée, oubliée Rdv dans 10 ans comme disait Bruel ! 2/3 ans après les attaques de scolytes, le vent ayant fait son œuvre il a laissé un mikado infranchissable. De partout des petits épicéas, érables, colonisent les lieux et se nourrissent de la décomposition des arbres morts, et que dire des animaux qui y vivent. Conclusion… Et cela n’engage que moi, mieux vaut ne rien faire et laisser le temps et la nature décider !

Une exposition au milieu de lieux de vie et de travail
Une des photos emblématique de l’exposition; une chasseuse cueilleuse revisitée.
Julia et Stéphanie
Un cœur de scolyte découvert par hasard lors d’un vol de reconnaissance en drone
Les photos sont à découvrir, disséminées un peu partout dans le bâtiment. 28 au total
Une vision contemplative (il en faut) de la forêt du coté du Val d’ Ajol.
Les acteurs de la forêt, volontairement mis en lumière. Anthony Claudel
Jean Houbre, comme mon frère, en action avec son fils
Escalier Morel La Bresse, le bois valorisé, marié

Génèse du projet

Ayant grandi à coté d’une scierie au son si particulier de son haut fer, entre le ruisseau et le bois, photographier la forêt allait de soi. Photographe mais aussi ébéniste, ornemaniste ou constructeur de cabanes, un appareil d’une main, une gouge de l’autre, j’ai navigué d’une passion à l’autre toute ma vie, l’histoire n’est pas terminée… Mon père, lui, travaillait à la scierie du village, il était sagard comme on dit par ici. Il sentait bon la résine en rentrant le soir d’une journée, à scié des m² de sapins ou d’épicéas. Le décor est planté et je l’ai bien soigné, en plantant et repiquant des centaines d’arbres ou que je vive. Rien d’étonnant donc qu’ aujourd’hui je photographie encore et encore tous ce qui tourne autour. Rien d’étonnant non plus que je me lève et m’insurge dés qu’on dépasse les bornes et la clairière. Touchez pas à mon arbre…

Mon vieux sapin, à l’angle d’une parcelle, la haut à Beaudimont, héritage.
Terre de mes aïeux et terrain de jeux de mon enfance.
Une cabane à la clairière aux cabane à Bol d’Air La Bresse. Expérience

Nous venons tous du ventre d’une femme, la forêt est notre berceau.

Méditation chamanique ou sylvothérapie.
Etre dans une forêt ou à proximité d’arbres aurait un effet bénéfique ? Sans entrer en méditation, se trouver sous des arbres centenaires en pleine nature est évidement très positif à notre santé.

De nos jours, systématiquement, les forêts sont vues et considérées malheureusement comme un vulgaire produit. L’ arbre une fois « récolté », pour ne pas dire abattu, trouvera un autre destin que de vieillir paisiblement, il sera bois. Faire du feu et des armes, cuire ses aliments, construire des cabanes, des ponts, des bateaux, des instruments de musique, des maisons en bois toujours plus grandes donnèrent aux hommes une raison de vivre, un métier, un couvert, un avenir. La vie et la survie des chasseurs cueilleurs dépendaient entièrement et uniquement de la forêt. Rien a changé vraiment, l’avenir et peut-être même la survie de l’homme est intimement liées à une gestion intelligente de la forêt, qu’elle soit d’ici ou d’ailleurs. Il est alors question de biodiversité. Nous sommes La biodiversité. Cette chasseuse cueilleuse crie son désarroi. Une société qui ne respecte pas les femmes et la forêt est une société qui va mal. Le Cri silencieux…

Merci à toi, Charlotte de ton implication et de ta confiance dans ce projet et d’avoir endossé le rôle de cette chasseuse cueilleuse revisitée. Son cri silencieux n’a pas d’écho…

Le bois et l’Homme ou l’industrialisation systématique de la forêt

Ma démarche est déjà et surtout photographique. Je n’ai pas les compétences que certains se proclament et n’ont pas forcément, je regarde et je photographie. L’histoire, le temps qui passe et les rencontres me montrent que les sachants et autres technocrates, générations après générations recommencent les mêmes erreurs. Pour faire court, les décisions sont toujours économiques et c’est bien là le problème. On confond souvent la forêt et le bois. La forêt et les arbres sont des êtres vivants, le bois est un produit de consommation comme le plastique, (pétrole) ou l’ acier. Noble bien sûr, mais cela reste avant tout un produit de consommation. Cette exposition est donc là pour ouvrir des débats, comprendre et expliquer, donner la parole à toutes et tous, éduquer les enfants sous forme de rencontres. Sur ce sujet où la vie d’un arbre se compte parfois en siècles, personne ne détient la vérité. L’humilité est de rigueur.

« Seule l’utilisation accrue du bois dans le Bâtiment est en mesure de sauver les forêts du monde », disait Julius Natterer, professeur.

Suivi de Chantier DECOBOIS
Charpente en mélèze. Decobois Chalets

Résilience, un terme devenu à la mode

A peine quelques jours après les incendies du mois d’Aout, la nature revient, enfin, les fougères reviennent. Faut-il s’en réjouir ?, sans doute... La résilience de la nature est surprenante, mais ne doit pas nous satisfaire. Le feu, c’est la mort de tellement de vie que seule fougère ne pourra pas remplacer.

Le feu du Ménil a beaucoup touché les esprits.
Il a plu depuis, que reste-il des émotions du moment ?
Bord de route, secteur de Vagney, aussi touché cet été.
Au départ une petite fougère…

Les Vieilles forêts… (Source REPORTERRE)

Le bois mort, c’est la vie. Le sentier a disparu et les rayons du soleil peinent à percer l’épaisse canopée. Il faut progresser à tâtons sous un manteau de verdure, et s’enfoncer encore plus profondément dans les bois. La terre est meuble, le sol parsemé de troncs moussus, tombés au fil des tempêtes. Dans les rares puits de lumière, des ronces gagnent le terrain. Au loin, une grive musicienne répète ses trilles flûtés, cachée dans les branches d’un grand hêtre, couvert de lierre. Ici, le vivant semble se déployer en toute liberté, de manière spontanée, avec toute sa puissance et sa vitalité.

https://reporterre.net/Les-vieilles-forets-un-tresor-en-danger

Plus d’infos sur ce reportage…

L’exposition à Cornimont. ECSP Octobre 2022

Emission « La vie en Vosges » avec Livia Buchler

On y parle de forêt et de l’expo de Cornimont à l’ECSP

Sur le même registre et pour aller plus loin dans la réflexion. Je vous invite à consulter cette vidéo qui en dit long sur l’état de nos forêts.

https://fb.watch/fBfzX-BhkL/

Le réchauffement climatique a bon dos !

La déforestation humaine sur le globe ajoutée au réchauffement climatique laisse peu de place à l’optimisme. Cette carte « vieille » de 4 ans nous montre la pression humaine sur la forêt qui n’est vue que sur un coté productiviste. Triste réalité, mais qui n’a rien à voir avec le réchauffement climatique… Cela me fait penser à un fumeur invétéré, asphyxié d’avoir trop fumé qui continue malgré les avis de ses proches et de son docteur. Heureusement la forêt et les poumons sont résilients. Il suffirait de moins exploiter et de moins fumer pour que les choses « rentrent dans l’ordre ». Mais l’humain est ainsi et on est tous coupable…

Un monde sans pétrole sera un monde démondialisé… Encore une phrase qui en dit long, ou pas assez. Et la forêt et l’eau dans tout ça…

Exposition, accrochage.

Ce matin à la fraiche, accrochage de l’exposition à l’ ECSP à Cornimont. Ouverture officielle Vendredi 2 septembre. Comme je l’avais déjà précisé et proposé, cette expo se veut militante, évolutive et itinérante. Militante, afin de proposer des réflexions sur des sujets d’actualités autour de la forêt. Evolutive parce qu’elle sera modifiée et surtout augmentée au fur et à mesure des lieux ou elle sera déposée et proposée. Enfin, itinérante, parce qu’elle pourrait voyager. Novembre, elle sera à la Bresse.

Moment important d’une exposition photo, le tirage. Sur le secteur de la vallée de la Moselotte, j’ai la chance de faire mes tirages en circuit court. L’entreprise Illico Perso à La Bresse s’est équipée en conséquence et livre des tirages de qualité au juste prix et à tous les formats. Aurélie a très bien compris les demandes et les exigences des photographes. Une affaire à suivre !

Exposition à venir cet automne,
elle se veut militante…

« Seule l’utilisation accrue du bois dans la construction peut sauver les forêts du monde » je cite Julius Natterer, architecte et professeur. J’aime à dire aussi, « la forêt est notre mère à tous ». Une phrase fait également écho à ma démarche. « Il faut adapter la scierie à la forêt et non l’inverse« . De bien belles phrases pleines de bon sens, mais concrètement, on fait quoi ? Malheureusement on ne peut que s’adapter, la tendance au réchauffement climatique bouleverse les équilibres de la nature et provoque déjà d’importants changements sur le climat.

A l’heure où j’écris cet article, été 2022,
(Le climat est brulant et anxiogène) la sécheresse est terrible et pour beaucoup de forêts et d’arbres elle sera fatale. Elle était prévisible comme toutes les calamités que nous allons devoir subir. Cela fait des décennies que les scientifiques nous l’avaient expliqué en long et en large. La nature, parait-il est résiliente, mais c’est encore une phrase d’humain. Comme je le pense et dis souvent, nous sommes tous coupables par nos modes de vie et nos façons de consommer et malheureusement rien ne va vraiment changer. Donc il va falloir s’adapter et rester positif dans cette ambiance plus qu’anxiogène.

Jean-Luc Sandoz en préface du livre « Le Peuple du Bois » résume très bien la situation de l’état des forêts en général et dans le monde.

#La Forêt notre mère à tous

Cette photo fut souvent controversée, elle est le fruit de mon imagination et de la collaboration avec cette jeune femme. Je l’ai nommée « le cri silencieux ». Cette chasseuse-cueilleuse hurle son désarroi face à la destruction des forêts et sa place de femme et de mère dans nos sociétés.
Presque 10 ans …

Pire que la sècheresse et qui souvent vient à la suite, il y a le feu et les incendies qui exterminent toutes vies animales et végétales.



La brume au milieu des résineux symbolise bien la forêt vosgienne. Un dicton populaire disait « C’est le renard qui fume la pipe ». Prenons garde que les brumes d’humidité ne deviennent pas des fumées d’incendies. Les forêts vosgiennes seraient très impactées par des feux qui deviendraient rapidement gigantesques.
13 Aout 2022. C’est ma première photo d’incendie de foret dans les Vosges…

#Et les Z’animaux… de la forêt

Il manque le loup et le lynx à la forêt vosgienne pour retrouver un équilibre naturel. La chasse pourtant présente, n’arrive pas à rétablir un bon ratio et une biodiversité « normale ». L’égrainage massif de maïs n’a rien arrangé. Il est d’ailleurs toujours pratiqué. La chasse, c’est LE sujet clivant.
Ce sont eux les vrais propriétaires des bois et des forêts. Chevreuils, cerfs, renards, oiseaux, insectes, reptiles, poissons… Prenez le temps d’écouter et de regarder et rien de mieux que des jumelles pour comprendre et découvrir la forêt.

#La Forêt loisirs

Parc aventure et accrobranche, mais pas que. Les activités de loisirs forestières sont nombreuses et essentielles à notre équilibre.
La forêt est devenue un terrain de jeu gratuit où naturellement, on s’échappe. On y puise l’oxygène indispensable à notre survie et c’est un puit de carbone comme les océans. Malheureusement, les espaces de quiétude pour la faune et la flore s’amenuisent. Les activités outdoor sont de plus en plus nombreuses, chacun revendique son bout de forêt, son espace de liberté. Les animaux sauvages s’adaptent, reculent ou disparaissent, pendant que les professionnels du tourisme vendent une nature sauvage et inépuisable, inondant la toile de paysages soi-disant à « couper le souffle ». On est tous coupables, on revendique et demande un tourisme vertueux pour chez soi, mais sommes-nous irréprochables lors de nos vacances après des heures de vols ? Bien sur que non… L’humain occidental et j’en fais partie est une machine à consommer. Les industriels l’ont bien compris.

#La Forêt exploitée / exploitable

L’ONF, les gardes forestiers comme on disait …
L’action de martelage est du domaine des agents de l’ONF.

Poinçon d’un marteau de martelage.

Bucheron de père en fils, il connait bien la forêt. Dominique récolte mais replante également mais là, il casse la croute !
Un gros sapin du coté de la Bresse.
Jean Houbre et son fils Sébastien. On a grandit ensemble.
Le passage d’un col sous le Rotenbach

#La Forêt nouricière & gourmande

Les fruits des bois. Champignons, myrtilles ou brimbelles.

#La Forêt malade

Certaines photos se passent de commentaires. C’est en survolant au hasard, en drone, que j’ai découvert cette clairière coupée à blanc en forme de cœur. Je l’ai trouvée belle et triste à la fois. A chacun d’en faire sa propre interprétation.
Vu que les épicéas n’ont plus la cote, les coupes rases des lendemains de scolytes risquent de devenir des plantations de douglas.
Epicéa mort des suites de l’attaque de scolytes
La larve de scolyte, par qui le scandale arrive !
« On ne récolte que ce que l’on sème », encore un dicton qui va bien. Je me rappelle très bien de mon père dans les années 70 / 80. Il faut planter et repiquer des épicéas pour les générations futures…
Le scolyte la petite bête qui monte…

Les vieilles forêts vosgiennes comme on aime à le dire, n’hébergeront bientôt plus le grand tétras, et même si des solutions de repeuplement voient le jour, c’est tout de même un échec…
Sa disparition symbolise la fin d’un temps
© Michel MUNIER – Michel Munier a passé sa vie à la protection des espaces et des espèces sensibles. Il fait partie des fondateurs du GTV, le groupe tétras Vosges

#Le Bois de la Forêt

Scierie Germain Mougenot à Saulxures
Le bois, c’est le matériau idéal. Il sait tout faire et peut tout faire.
Il faut dépasser l’utopie et c’est possible avec le bois, l’industrie en maitrise le process.
L’économie circulaire
Le mobilier est né du travail des hommes.
Le bois construction. Profession charpentier
Le bois artistique, profession sculpteur
A l’ouest des Vosges, une pépite. L’école de lutherie de Mirecourt.

#L’exposition « La forêt, le bois et les Hommes » se veut militante, oui je sais je l’ai déjà dit.

Mise en avant

ACTU. Quoi de 9 sur le Blog !

Reportages au jour le jour…

# Saison 1

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Reportage « Escaliers Morel »

Un magnifique escalier Morel à La Bresse et pour l’occasion focus sur les entreprises locales qui on participé au projet de cette belle maison.

Y a du talent dans le coin !

Structure et charpente DECOBOIS, Claudel sanitaire, Régis Pierrel électricité, Steve Mathieu Métal, cuisine Ag3c Virginia, « Pierre idées » Alain et Jonathan Pierrel, Big Mat Thierry Savart, Vincent Munier décoration visuelle, CVI, Denis Mougel paysagiste…

Maison ultra lumineuse, mettant notamment en valeur les bois et les escaliers.
Frêne olivier. Métal, bois et verre.
L’escalier n’est plus un meuble ou un objet pour changer d’étage, mais un élément essentiel.
Perspective sur deux niveaux

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Clin d’œil et bonne table.

Incontournable à Saulxures, la Pizzeria du Château ! Des pizzas mais pas que … De la vraie cuisine avant tout.

Linda, jolie, souriante et bienveillante vous accueil et Franck qu’on ne présente plus n’est jamais bien loin pour une blague ou une idée gourmande. C’est de pizzas qu’il s’agit pour ce petit reportage, mais vous devriez jeter un œil à la carte … Vous l’avez compris, j’aime cet endroit, et j’aime les personnages, Il en faut peu pour être heureux, disait l’ours ! En fait, il faut des choses simples, des bons produits et des belles personnes pour les faire danser et les mettre en musique… A bientôt !

https://www.pizzeria-du-chateau-88.fr/

La dolce vita à Saulxures
Et bien dansez maintenant !
Lard et munster…
Ou végétarienne pour se donner bonne conscience !
On est pas bien là ?
A bientôt !

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Les belles rencontres.

A la « marge » du reportage à La Bresse Hohneck, quelques vues revisitées de la belle Charlène et son petit. Toute la tendresse d’une mère en toute simplicité. Lumière naturelle et une optique courte pour être au plus près, toujours.

La photo c’est la vie, c’est ma vie !

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La Bresse Hohneck, épisode 2

Idem à l’épisode 1, version printemps. 
Immersion sur la planète de « la Bresse Hohneck « avec Charlène et son petit. Les appartements des grandes Feignes, le restaurant du Slalom, la montagne et la nature … Les Vosges

Salut Charlène !
Les premiers goutés en terrasse.
Chamois au bout du chemin

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Communication visuelle Du Pain au Lard La Bresse.

Rendez vous incontournable du « Bien Manger », Du Pain au Lard à La Bresse. Dans cette Maison on ne bricole pas avec la qualité. Tout est vrai, copieux, fabriqué maison, que du bon et du pas loin! Une équipe au top. Vous l’avez compris, je suis fan…

Du Pain, du Lard, mais pas que !

La mission du matin était de nourrir le nouveau site internet.

https://www.du-pain-au-lard.fr/

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Stéphanie et ses hommes.

Petit florilège d’un après midi sous le soleil du printemps. Regarder, puis photographier une femme enceinte est, et doit être un moment intime et particulier. Je choisi toujours la simplicité dans la lumière et les cadrages, être au plus prêt de la vraie vie, et de raconter en images, une histoire qui leur ressemble. J’ai l’impression alors, d’arrêter le temps sur des instants de transition, parce que demain, leurs vies et leur monde sera un autre monde.

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Du coté de Monthureux sur Saône.

Mission esca/beau du coté de Monthureux-sur-Saône et de
« Merrain International ». Un village sympathique au milieu de forêts de chênes et au bord de la Saône. La rivière serpente tranquillement dans les prairies. Merrain international, est une entreprise incroyable ou l’on débite et prépare les fameux merrains de chêne qui serviront à fabriquer les futs de vin.

Merrain international, acteur de la filière bois dans les Vosges.

Paysage bucolique des Vosges du sud Ouest
En bas à gauche, le pont des Prussiens .
Les billes de chêne sont fendues en quartier. (Copyright Michel Laurent)
Les pièces de chêne débitées sont séchés à l’air pendant de long mois avant d’être profilés et devenir des merrains. (Copyright Michel Laurent)
Fut de chêne assemblé par un tonnelier. (Copyright Michel Laurent)

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Fertil Pot au Syndicat

Fertil pot, est un fabricant français de pots biodégradables, plantables 100% naturels en fibres de bois, l’entreprise se trouve au Syndicat / Vosges. Reportage:

Le concept est simple encore fallait il y penser. Le bois de résineux est cuit, destructuré, broyé, mélangé à de l’eau et de la tourbe et moulé. Le pot est ensuite mise en terre avec sa graine, qu’il fertilise… Simple et écologique.

Fertil pot est un acteur de filière bois Vosges.

Bions d’épicéas provenant du secteur.
Les bois sont cuits et séchés, puis broyés.
Moulés en différentes formes en fonction de la demande.
Les pots fertil pot sont envoyé un peu partout dans le monde.

Plans de tomates qui sont nés dans les pots et prêts à être mis en terre directement, tel quel !
Pied de vigne

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Bol d’Air La Bresse. La loc de ski

Si vous n’avez pas votre matériel, alors c’est passage obligé
à la « loc de ski », avant « le tire fesses »

2 chaussures, 2 bâtons, 1 casque, important le casque… Et, 2 skis bien sùr , et pas des nanars, non non des skis récents qui vont bien. Le matos est entretenu, farté, nettoyé et le « ski Mann » de faction saura vous conseiller, mais sa mission s’arrête là. Sur la rouge, ou pire sur la noire y faudra vous débrouiller pour tourner et vous arrêter. Une loc. de ski, une vraie, c’est toute une ambiance et une équipe avec ses blagues, ses expressions et ses conseils. Le tout dans la bonne humeur !

Bol d’Air La Bresse

Une histoire de pointure !
Mauve ou bleu ? En plus d’être esthétique un ski est un objet très technique
Les bons conseils sont toujours bons à prendre
Ben voilà ! Tout shuss ! direction La Bresse Hohneck domaine de La Belle Montagne

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La force hydraulique, une vieille passion. Reportage

L’énergie Hydraulique, est sans aucun doute l’énergie la plus simple et la plus propre, bien que la construction de barrages cause parfois des bouleversements géographiques. La demande d’ énergie étant toujours grandissante, il faut garder en tête que le kw le plus propre est celui que nous ne consommons pas…

Un barrage « type » sur une rivière des Vosges. La Moselotte.
Prise d’eau, canal d’amené et déversoir.
Un système hydraulique est assez simple.
Déversoir juste avant la conduite forcée, le dernier surplus d’eau retourne à la rivière
Mécanisme de régulation du déversoir d’ un canal sur la Moselotte.
Cette rivière est un des cours d’eau le plus hydraulique de France en terme d’installations au km.
L’eau est une richesse et un bien commun.

La force hydraulique a permis l’ essor industriel des vallées, notamment le textile.
Canal au Ejol à Zainvillers.
Site abandonné sur un ruisseau.
Ancien site hydraulique qui alimentait une tournerie. C’est le ruisseau du Rupt de Bamont ou j’ai grandi qui m’a inspiré ces différents reportages

Projet « A Force d’eau ».

Egérie du projet « A Force d’eau »
Canal d’amené et au fond la cheminée de l’usine. Le village, l’usine …
Roue à eau en bois sur une scierie. Musée du Bois à Saulxures
Système de type Pelton sur une petite turbine familiale, comme il en existe beaucoup dans les Vosges.

L’énergie hydraulique permet de fabriquer de l’électricité, dans les centrales hydroélectriques, grâce à la force de l’eau. Cette force dépend soit de la hauteur de la chute d’eau (centrales de haute ou moyenne chute), soit du débit des fleuves et des rivières (centrales au fil de l’eau)

Conduite forcée industrielle. RME La Bresse Régie municipale d’ électricité.

Double roues de type Francis.
Roue de type Francis moderne, à la Bresse. RME.

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Reportage Le Bois des Lutins à La Bresse

Reportage en couleur au bois des Lutins à La Bresse Bol d’Air, il n’y avait pas que des enfants pour rire et jouer dans la forêt. Les équipements et les effets lumineux deviennent féeriques entre chien et loup, et changent encore une fois la nuit tombée. Exercice intéressant en photo, j’aurais du prendre un magnéto pour chopper des sons des cris, des rires et des accents !

Le bois des lutins, c’est pas que pour les gamins … On imaginerait facilement un gros banquet sous le filet et une piste danse ou petits et grands pourraient tourner et chanter pour oublier un moment seulement, ce monde de dingues…

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Les Jolis Chalets, Barbey-Serroux

Retour avec les beaux jours sur un reportage du coté de Barbey – Serroux et le Jardin Des Jolis Chalets. Une bande de potes comme figurants et, figurantes pour être comme à mon habitude dans la vraie vie. Des gîtes douillets cachés dans une clairière et des équipements au top et, cerise sur le gâteau, une piscine.

T’es là, j’te jure, tu bouges plus …

On a fait plein de photos et bien rigolé, normal on était dans la vraie vie…

Je vous laisse voir sur le site pour les résa.

Salut

Le Champ des roches
https://lesjolischalets.fr/
Inspiration du « Cœur des Hommes », je l’avoue…
On est pas bien là ?!

Spa privatif sur chaque chalet

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Pour le fun…

Une vidéo qui date un peu, mais pour ces derniers beaux jours de ski, ça méritait de la ressortir. Un peu de tout, sur des skis, du bon ski !

La Bresse, Les Champis, Le Hohneck, le Kastel…

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Atelier DUFALA à Deyvillers

Depuis le temps que je devais passer par l’atelier d’ Anne Dufala et de Denis Valdenaire. ( sur les conseils de Olivier Claudon) C’est chose faite…
Il y a un peu de 19, voir même de 18 ème siècle de ce coté de Deyvillers, tant au niveau des matériaux, de la noblesse du geste, des décors et des références. On a parlé « faubourg Saint- Antoine » et « des Dames du Faubourg » de Jean Diwo, et bien sur « Des piliers de la Terre » de Ken Follet. On avait les mêmes lectures… L’atelier et même tout le quartier est un génial bric à brac pour ces sympathiques passionnés. Un retour dans un passé où les artistes artisans avaient une place indispensable à la vie d’une cité. Sculpteur sur bois, sur pierre, doreuse, restauratrice. Le bois la pierre, la dorure l’ or …

Atelier DUFALA c’est un véritable spectacle.

Une feuille d’or presque aussi légère que l’air
Derrière Anne, une Vierge et l’enfant veille …
Surprise. Restauration d’un angelot
Une table d’opération de restauration.
A l’extérieur Denis. Calcaire, ciel bleu, le Thuya ressemble à un If .Décor Provençale du coté d’Epinal
Travail sur un bloc de calcaire
Anne et Denis, dans leur monde !

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Communication visuelle Clinique vétérinaire 38,5° Epinal.

Une version noir & blanc issue de plusieurs journées de reportage. Des femmes et des hommes dans leurs missions.

Des animaux jamais stressés et des espaces adaptés.

Des sourires … C’est tellement mieux avec le sourire.

REMISE des DIPLÔMES ENSTIB

REMISE DES DIPLÔMES – Les promos 2020 et 2021 ont reçu leur diplôme ce 19 février à Epinal. Après une année sans cérémonie, ce fut une rencontre émouvante et animée, en présence de 162 diplômés et de leurs enseignants, familles et amis. Merci aux élus présents, aux partenaires, personnels et enseignants de l’école, ainsi qu’à la presse.

Lorraine INPUniversité de Lorraine

La traditionnelle photo de groupe.
Discours de Laurent Bleron, directeur de l’Enstib
Une heureuse diplômée
Patrick Nardin, maire d’Epinal
Elisabeth Del Génini. Communauté d’Agglomération d’Epinal
Daniel Gremillet, conseiller Regional.
Diplôme d’honneur à Denis Dagneaux, directeur de l’ONF des Vosges
le Lapachol Orchestra de l’ Enstib
Louis Triboulot, heureux diplômé !
Flavie Najean, évidement !

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Exposition Julius NATTERER / Forêt Bois Construction 2022

Exposition Julius Natterer (1938-2021†) pendant le FBC22″Seule l’utilisation accrue du bois dans la construction est en mesure de sauver les forêts du monde ».Grand maitre de la construction bois contemporaine, spécialiste des grandes structures, pionnier de la protection de l’environnement, cet ingénieur hors norme, Professeur Ecole polytechnique fédérale de Lausanne / IBOIS, conférencier magistral, considéré comme génie de son vivant s’élève désormais au stade de légende laissant derrière lui plusieurs générations qui s’emploient à construire un monde respectueux de la nature.Son fils Johannes Natterer, dans la lignée, lui-même ingénieur bois et Professeur EPFL, a sélectionné 30 projets remarquables, certains devenus emblématiques, d’autres plus confidentiels, mais tous ont un dénominateur commun : l’optimisation de la matière en évitant les colles et le nombre d’appuis en développant la grande portée. « Bien conçu, c’est à moitié calculé », répétait-il, plaçant ainsi très en amont, la collaboration de l’architecte et de l’ingénieur. Au fil de ses 100’000 dias présentées de par le monde, il aura su éveiller auprès de milliers de jeunes ingénieurs et architectes, la passion de la pureté des lignes et de l’amour du matériau bois.Précurseur sur bien des sujets, il fut le premier à valoriser les connexes (les dosses) pour en faire les « Brettstappeln », il a conçu des dizaines de tours en bois, démontré l’excellente tenue au feu du matériau, conçu des toits géodésiques et des structures remarquables qui sont encore utilisées.Que cette exposition inspire et ouvre la voie vers de nombreux projets biosourcés qui permettront de tendre vers un monde décarboné riche de forêts ressourçantes.Plus sur le FBC22 https://lnkd.in/df5nQssFaculté de l’environnement naturel, architectural et construit ENAC – EPFL / Cedotec – Lignum office romandLignum Vaud

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« Le Cri silencieux » La Chasseuse cueilleuse.

La forêt est notre mère, nous venons tous du ventre d’une femme.

Réflexions autour de la forêt et de nos origines, la forêt se meurt, elle devient produit.

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Communication visuelle. La Bresse Hohneck – Le Bistro Le Tétras.

Retour et livraison des visuels sur le reportage du mercredi 9 Février. Petit tour d’horizon sur la planète La Bresse Hohneck. Des Femmes et des Hommes dans la vraie vie. Oui, la station de ski est le moteur de notre vallée. Ne l’oublions pas…

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Communication visuelle. Gîte « Le Repaire du Faon » Plainfaing.

Un nouveau gîte vient de naitre à Plainfaing, lumineux, spacieux et décoré avec gout. « Le Repaire du faon ». Au bord du Rudlin, à deux pas de la confiserie des Hautes Vosges au bord de la forêt et pas loin de tout. https://www.facebook.com/LeRepaireduFaon

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Communication visuelle « Du Pain au Lard » La Bresse.

Le nouveau site web est en ligne. Plus lisible et encore plus gourmand … https://www.du-pain-au-lard.fr/

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Reportage La Belle montagne. La Bresse Hohneck.

« Le Tétras » à la Schlucht

Immersion et découverte à la station de La Bresse Honneck. #Episode 1.

Le Skishop, la location de matériel, le domaine skiable, le restaurant, le bistro « Le Tétras » à La Schlucht… La neige, le soleil et les sourires de Sara, Muriel, Pauline, Ambre et Lisa !

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Scierie Germain Mougenot. Suivi de chantier.

Phase finale sur le chantier de la nouvelle usine.
Scierie Germain Mougenot / Lorraine Pellets Saulxures/ Mtte

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Reportage Fives Cryo. Golbey

Reportage ce matin au Hall 2 à Golbey. Entreprise Fives Cryo.
Une « Boite froide » de 143tonnes / 23m x 6,3m x 6,2m. Elle entamait ce matin son voyage en passant par le port de Frouard (Nancy) pour être transportée sur une barge jusqu’au port de Rotterdam où elle embarquera sur un porte containers pour la Corée du Sud. Elle sera installée sur un site de pétrochimie pour de la production d’éthylène.
De nouveau, une belle réalisation de l’entreprise.

#Fives

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Du haut de mon escabeau… Essai Dji Air2s

Les couleurs reviennent. 05.02.2022

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Florilège de douceurs, retrouver avec la photographie, la texture et la sensualité du beaux tissus. Prise de vue catalogue Linvosges Hôtellerie.

Le linge de lit, là où on s’endort, où l’ on s’aime, et rêve aussi …

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Reportage « Transporteur de grumes » Filière bois Vosges.

Les Transports Claudel à Saulxures sur Moselotte. 4 -ème Génération.

Anthony, 32 ans, fils de Régis, petit fils de Roger, arrière petit fils de Léon.
Et, en plus. Sans oublier Robert, le grand père maternel, bucheron !
Une famille de forestiers.
Pas sérieux s’abstenir !
Dernier maillon forestier, il récolte les arbres qui sont devenus des grumes ou des billons.
Gros bois !
Conduire un camion grumier est une activité hors norme. Tout est surdimensionné ! Le gabarit, la puissance, les conditions de travail.
Les hautes Vosges. Le Rothenback.
Arrivé à la scierie, l’ arbre devient bois. Il sera palette, charpente, violon ou cercueil.
Anthony Claudel, les pieds bien sur terre devant son outil de travail.
Un V8 de 770 chevaux et 22 roues.

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Suivi de chantier. Scierie Germain Mougenot Saulxures.

Nouvelle grue d’alimentation en cours d’installation, nouvelle déligneuse, usine à pellets en cours de finalisation.
Usine à pellet

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Reportage journée Sécurité à JC Logistique. Groupe Livio.
Fresse sur Moselle.
Des ateliers, des informations et des sourires  » masqués  »

Christine Godin. A2C

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Reportage à l’atelier de la tournerie. Hélène et Gilles à La Bresse.
Dernières photos réalisées pour le livre « Le Peuple du Bois » Les Editions du Signe.

Tournage d’art, les arts de la table.
Hélène aime les champignons

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La station de La Bresse Hohneck.

Le Tétras à La Schlucht

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Suivi de chantier CATEMO. Ex banque de France à Remiremont.
Projet d’hôtel Ht de gamme. « Le Chapitre. »

L’ancienne Banque de France

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L’eau vive

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Livraison de la vidéo. Clinique vétérinaire 38.5 à Epinal

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Prises de vue gastronomique.

Le chef Olivier Pichot

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Selection de visuels. « Chasseuse cueilleuse » Le Peuple du Bois

Chasseuse cueilleuse. Filière bois

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Mise à jour du site

www.michel-l.com

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Ouverture du gîte Les Trésanes à Saulxures sur Moselotte

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Prise de vue Tissus Gisèle. Hôtel Interlaken à Xonrupt

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Rando raquette secteur de Ventron

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Prise de vue Linvosges Epinal. Hôtel Mercure

Collection Linvosges

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Filière bois. Scierie Mathieu Xonrupt

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Transports Claudel. Filière bois

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Filière bois
Les banques d’images, encore et toujours
Pleine page sur la magazine 100% Vosges. Visuel Russe !
Collection Lard de Vivre
L’ESF de La Bresse Hohneck
Association les cueilleurs de pommes. Ballast sur Cornimont
Le bois des Lutins. Bol d’Air La Bresse
Muriel Mangeol. Collection Créol’in Gerardmer

Et si on mangeait mieux ?

Réflexions autour de notre assiette… # Episode 1

Au début de l’histoire, la nature, le paysan, le producteur et au bout de ce circuit court, (jamais assez court pour certain), le consommateur et notre assiette, à la maison ou au restaurant, à la cantine. On sait toutes et tous que nos vies et notre santé dépendent de notre alimentation, et cette alimentation dépend de la qualité de l’agriculture. Le cercle se doit d’ être vertueux et si toutes les conditions sont réunies, alors, le résultat final est à la hauteur de la mission. Rencontre avec les acteurs de l’histoire et pour commencer, un chef cuisinier , Franck Lapôtre.

Linda et Franck, pizzeria du château à Saulxures. Le bon plan gastro !

« Si tu veux du quinoa t’as pas le choix« . Le ton est donné et la discussion prend directement le chemin d’une sagesse mise en péril. Un café partagé sur le bord d’une table à la fin du service pour en discuter. Franck pèse ses mots, toujours le sourire aux lèvres. A l’arrière, des bruits de cuisine. La vraie vie d’un restaurant à 14 h.

« Je me souviens des premières tomates d’Espagne, des premières bananes qui débarquaient vertes à Rungis et terminaient leur voyage dans une mûrisserie. 40, 50 années plus tard, la démarche est entrée dans les mœurs et les habitudes alimentaires. Il y a même pire maintenant, des fruits et légumes qui poussent hors sol sans terre ni soleil. Il y a sûrement une version animale du concept…On n’est pas là pour dénoncer, mais c’est facile à vérifier…

A l’époque et en même temps le tourisme explose avec internet qui nous rapporte l’exotisme et les fruits et légumes exotiques. Ca y est, même nos frigos sont mondialisés, voir connectés. Alors que le facteur n° 1 de la qualité, c’est la saisonnalité, que ce soit par le goût et la texture, on est bien d’accord.

Le monde a rétréci par le biais de l’aéronautique, on ne parlait pas alors de ce « bilan carbone ». Le maître mot était alors « créativité » Sans limite, y compris géographiques. Il suffit de lever les yeux. Les avions laissent des traces dans le ciel et nous y sommes parfois assis confortablement. Tous coupables…

La tendance était aux haricots verts croquants, aux pois mange-tout, les restaurants ont voulu faire des haricots verts et pois frais toute l’année, une production s’est développée au Kenya, on retrouve toujours ces produits 365 jours par an sur les étals des supermarchés. Cette mode fut suivie par d’autres cuisines nouvelles, comme par exemple la cuisine fusion qui s’est développée au rythme des retours de vacances exotiques. Il convenait d’être créatif à tout prix pour figurer dans le Gault & Millau. Aujourd’hui les chefs sont revenus à des pratiques plus vertueuses, insufflant ainsi la nouvelle tendance du cycle court. En somme, une nouvelle cuisine, comme avant !

D’autres nouvelles modes de cuisines virent le jour. Les viande exotiques de kangourou ou d’autruche pour ne citer qu’elles donnèrent de l’imagination aux cuisiniers voyageurs. Les viandes exotiques furent un épiphénomène, n’ayant heureusement pas rencontré le succès escompté … ou quand la méfiance chauvine vol au secours du bon sens paysan.

La nouvelle cuisine fut un phénomène de mode initié par les Bocuses, Guérard, à la fin des années 70, suivie par les Gagnaires, Robuchon, Loiseau et d’autres dans les années 80. Le postulat de départ était louable, il convenait de se montrer créatif, en allégeant et dépoussiérant les recettes du répertoire culinaire d’Auguste Escoffier. Un exemple parmi d’autres à remettre dans le contexte, Il y a 40 ans …

Cette nouvelle cuisine créative était née, ou la frontière entre le sublime et le ridicule était tellement mince que plus personne ne savait où elle se trouvait. Dans les années 2000, une démarche vertueuse n’était pas forcément récompensée, pas contre qu’aujourd’hui c’est l’Argument n°1

Une cuisine « fusion » peut nous faire voyager sans bouger, car une cuisine exotique peut être faite avec un produit local, c’est juste du savoir-faire et des épices finalement.

Pourquoi juste cuisiner quand on peut cuisiner juste. La qualité, c’est la saisonnalité, que ce soit par le goût, la texture, mais également le prix. A mijoter et réfléchir « 

Les modes alimentaires comme le végétarisme sont-elles l’avenir, la solution ou juste une mode, de plus? Et que dire des insectes ? Les paysans déboutés et dégoutés, ruinés du traditionnel élèveront peut-être des grillons ? Méfions-nous des effets de mode.

Véronique Bastien, maraichère à Monthureux. Les Jardins du Pervis

Les groupements de producteurs éclosent un peu partout et sur des formats différents. Tantôt groupés ou en direct sur leurs exploitations avec de petits magasins. Les clients, qu’ils soient particuliers ou professionnels ont pris l’habitude des grosses plateformes, seront-ils capable de butiner sur des petits étalages dispersés sur un territoire? Ou, faut-il que les producteurs se regroupent et proposent des gros formats adaptés? Les grandes surfaces et les hypermarchés risquent encore d’être bien présentes et jouent déjà la carte du bio et du circuit court. La phrase à la mode.

Mon ami cuisinier, lui, aimerait pouvoir se fournir en direct sur des produits de qualité et de saison sans faire des kms. Ses clients aimeraient consommer de bons produits bien travaillés sans se ruiner. Les particuliers aimeraient manger saint toute l’année aux meilleurs prix. Les paysans aimeraient vivrent décemment de leur travail. Les paysages aimeraient ressembler à des campagnes agricoles typiques, bucoliques respectant la biodiversité. Et pas forcement à des suites de champs immenses et intensifs, des terrains de jeux ou des lotissements de résidences secondaires. Et moi, photographe et gourmand je voudrais le beurre, l’argent du beurre et le n° de téléphone de la crémière.

Mais pas loin c’est quoi, quand la capitale de la Slovénie est moins loin que Brest ? Bien sûr que le coût rentre en ligne de compte, que ce soit aussi bien pour les producteurs que pour les clients. C’est même souvent un des principaux argument…

Un potager bucolique du coté de Thiéfosse.

Je change de table et me retourne du coté des producteurs, des paysans, maraichers, fromagers, éleveurs et fournisseurs. Les « pas loin » qui sont les acteurs principaux de notre histoire.

Donc, pas loin de nous, de l’autre coté du col du Bonhomme un groupement de producteurs sous forme de magasin, fait référence. Le Cellier des Montagnes. Il a été créé en 1987 autour de 6 producteurs de la vallée, faisant du magasin l’un des pionniers à explorer ce modèle. Le groupe s’est renouvelé partiellement, mais s’est surtout élargi. Au fur et à mesure des années, la part de producteurs en Agriculture Biologique s’est elle aussi accrue. Assez rapidement, les murs initiaux ont semblé être bien étroits, mais il a fallu attendre 2013 pour que se concrétise enfin la construction du nouveau Cellier. Aujourd’hui, le groupe est composé de 21 fermes, 13 membres et de 8 dépôts-vente. Pour la plupart, le Cellier est le cœur même de toute l’activité de la ferme et dans certains cas a même donné purement et simplement la possibilité à un jeune de démarrer un projet agricole.

Emilie Pierrevelcin , fromagère à La Poutroie, fille de Hubert, un des fondateur du Cellier des Montagnes

Retour d’expériences, Emilie Pierrevelcin. Fromagère à la ferme familiale. La Poutroie (Ht Rhin)

« Je me rends compte que j’ai de la chance que mon père ait pris cette direction en 1987 et qu’il m’ait transmis une ferme viable et de son vivant. A l’époque c’était vraiment des précurseurs. L’idée, était de proposer une alternative aux supermarchés, car ensemble on est plus fort, et ils avaient bien raison. Ce magasin ça représente au moins 40% de nos ventes. On a la chance d’être dans une vallée où une bonne partie de la population est déjà convaincue que bien manger c’est avant tout acheter des produits locaux et de saison. Le fait de savoir exactement ce qu’on achète et à qui c’est aussi très important. Il y a toujours au minimum un producteur de service au magasin qui peut répondre à toutes les questions que les gens se posent. C’est important pour moi de faire de la vente directe parce qu’on maîtrise ce qu’on fait du début à la fin. C’est notre produit et il n’y a aucun intermédiaire. On est content de pouvoir présenter notre travail et nos produits au consommateur. Il n’ y a pas de triche, c’est rassurant. Ça demande plus de temps et de compétences de maîtriser toutes les étapes mais le travail est plus varié, enrichissant, et on apprend tout le temps. C’est important aussi de se former régulièrement pour ne pas se laisser dépasser« 

« Nous sommes dans une région touristique, c’est donc plus facile aussi d’écouler notre production. On est toujours un peu fier de voir que des gens rencontrés au marché le lundi qui repartent avec le coffre rempli de produits fermiers locaux achetés au magasin de producteurs plutôt qu’avec des cigognes en peluche fabriquées en Chine… Ca commence à se répandre ailleurs et c’est tant mieux. C’est vraiment important parce que cela permet aux agriculteurs de devenir plus indépendants et de ne ne plus dépendre complètement de différents intermédiaires (laiteries, abattoirs, supermarchés) et de fixer des prix justes pour eux et le consommateur »

Des AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) fleurissent un peu partout ou comme la Camionnette des Fermiers qui propose de regrouper et de distribuer des produits le plus possible vertueux. 

La camionnette des Fermiers © Michel LAURENT
Hélène Claudel, La Camionnette des Fermiers

Et si en fait tout était là, juste sous notre nez depuis le début ? Tellement logique et naturel en fait. Mais on s’est fait aveugler par tant de miroirs aux alouettes qu’on en a oublié l’essentiel… Le retour aux sources s’impose !

Travail de la vigne en biodynamie Alsace Domaine François Schmitt.

Manger, c’est déjà et surtout du plaisir. Une belle assiette de bons produits préparés par de bons cuisiniers ou « chez soi » avec des créations faites « maison », nous garantissent une alimentation saine. A l’inverse d’une alimentation industrielle consommée sans plaisir ne peut que nous rendre malheureux et mal nourrit. Notre mission, si nous l’acceptons.

La mission !

5 fruits et légumes par jours que martèlent les biens pensants de l’alimentation. Et comme tout est bon pour un slogan de communication, tant pis si il faut les récolter tout autour de la terre pour en arriver là ! Bienvenue dans la mondialisation et le grand n’importe quoi alimentaire. C’est là que le terme « Fruits et légumes de saison » prend tout son sens… et que dire de la viande !

Le pire est à venir, soyons vigilants…

Cela parait tellement énorme que l’on pourrait croire à une fake news et pourtant c’est bien la réalité… Le plus gros élevage de porc au monde ! On se souvient des fermes de 1000 vaches

Dans les Vosges, et comme encore dans beaucoup de fermes en France, heureusement il y a encore des élevages « raisonnables ». 50 cochons élevés sur de la paille comme ici à la ferme Girmontaise. Girmont Val d’Ajol

Les Icônes !

Le lard et le Munster pour le massif des Vosges, chaque terroir à ses propres icônes gastronomiques. Toutes ces régions rassemblées sur une carte, cela nous fait un grand pays de gourmandes et de gourmands qu’il faut absolument préserver. Bon appétit !

Une vache vosgienne
Elevage de cochon au grand air
Un peu d’humour.
« T’aimes mieux ton père ou ta mère ?« 
Le Munster. Fromage AOP

Au prochain épisode, on vous parlera un peu plus de fromages, de fromagères de boucherie, de boulangerie … A bientôt

Merci à Emilie, Charlotte, Linda, Franck… Et les autres

Profession Charpentier

DECOBOIS Chalets, Saulxures sur Moselotte

Implantée à Saulxures sur Moselotte, l’entreprise DECOBOIS propose une gamme de chalets de style  » Alpage » Elle s’est imposée dans les Vosges sur un type de construction haut de gamme, obligeant à des prestations de qualité tant au niveau des matériaux utilisés que des réalisations. Mais et surtout, construire une maison, c’est avant tout une aventure humaine.

Par tous les temps…

Ma démarche de photographe d’entreprise est avant tout de mettre en lumière le travail des femmes et des hommes sur le terrain, dans leurs missions de tous les jours et par tous les temps. Construire une maison étant surtout une aventure humaine, c’est le savoir faire et la passion de chacun qui accompagnent le process de réalisation, car l’ histoire de la construction d’une maison est parfois longue et semée d’embuches, la passion l’emporte parfois sur la raison. En tant que photographe je m’en tiens à ma mission, tel qu’elle m’a été définie par l’entreprise DECOBOIS, à savoir raconter l’histoire des charpentiers sur l’aventure de cette maison où j’ai rencontré et côtoyé des hommes courageux et fiers de leur métier, un métier difficile et exigeant. Les remarques à la marge, s’il y en a, n’engagent que ceux qui les font. Au final, une maison chalet qui traversera le temps, des emplois de qualité et qualifiés qui font la fierté et l’honneur d’une région tout entière. L’ utilisation de matériaux bois valorisés, ce qui n’est pas rien. En ce qui me concerne, un reportage photos qui saura, je l’espère, mettre en lumière le travail de ces charpentiers.

Réalisation d'une pièce de charpente
Taille et montage d’une pièce maitresse. Une croix de St André de 2 tonnes.
Vision aérienne du projet qui nécessite 2 grues
Profession charpentier
Réunion de chantier

Joël, Joël Couchouron…

Pour moi, il est comme un grand frère, mais, il faut dire maintenant, il était. Mais un photographe ne disparaît jamais vraiment, ses photos vont traverser le temps, Joël laisse tellement de livres et de photographies derrière lui. Il est et sera le grand témoin de notre région.

Un beau texte de Vianney Huguenot

Cultivateur d’images

Souvent dépeint comme le photographe des vieux métiers et des paysans de la montagne vosgienne, Joël Couchouron s’en est allé le 17 septembre, « sur la pointe des pieds, comme pour ne pas déranger, comme il avait mené sa carrière magnifique », dit son ami, le conteur et humoriste Claude Vanony.

Dans le monde des photographes et capteurs d’images, particulièrement celui des Vosgiens, la nouvelle du départ de Joël Couchouron rappelle le fracas et le coup de tonnerre. Le départ brutal de leur pair, et un peu père, laisse un vide considérable que le temps et la beauté sincère de ses photographies tenteront de combler. En témoigne cette saisissante effusion de mots tendres, d’amis, relations et anonymes, sur la page Facebook de l’artiste. De l’artisan, plus précisément, car Joël Couchouron préférait qu’on le présente ainsi, comme un signe d’appartenance loyale à la corporation des travailleurs traditionnels et manuels. Son confrère, ami et voisin de Sapois, le photographe animalier Vincent Munier, le nommait parfois « le Curtis vosgien ». Joël Couchouron, effectivement, avec les montagnards vosgiens, posait un regard d’ethnologue, de la même manière qu’Edward Sheriff Curtis, photographe et ethnologue américain, l’avait fait avec les Amérindiens. La connexion Couchouron-Curtis établit un parallèle intéressant entre les indiens d’Amérique et les paysans des Vosges et soulève le questionnement de la disparition programmée (certes dans des conditions et contextes différents) de ces originaires et façonneurs de cultures. La relation de Joël Couchouron avec ses « sujets » (avec de gros guillemets autour de sujets) ne tenait pas seulement, ni prioritairement, de l’ethnologie, il existait simplement entre l’un et les autres une complicité, une amitié et un respect. Autre de ces amis photographes vosgiens, Michel Laurent souligne « la technique Couchouron, l’affût sans se cacher » : « Joël me racontait sa façon si particulière d’aborder ses portraits de paysans… si courtoise et bienveillante, avant que ce mot à la mode n’existe. Je le cite : « Je faisais toujours ainsi lorsque je voulais faire des photos d’un paysan. Je passais en vélo et je prenais du temps pour discuter, une première fois et sans mon appareil photo, et puis je revenais avec l’appareil, mais sans m’en servir. Et puis seulement si la personne était d’accord, je revenais une troisième fois pour réaliser mon reportage ». De tous ses reportages sont nés des amis, des copains, des complices ». Également « sous le choc », le réalisateur de films et documentaires Jacques Cuny insiste sur « l’émotion au contact de ses images et de ses textes » et l’humanité du personnage. Quant à Claude Vanony, il se souvient de ses débuts, « autodidacte, quand il parcourait la montagne vosgienne avec la simplicité qui le caractérisait, allant presque timidement chez les anciens des hauts. Il était la gentillesse même ». On aurait tort d’abréger les sentiments de Joël Couchouron en une seule nostalgie, il se montrait davantage observateur soucieux du temps qui passe (trop vite). Rien de ringard dans le regard ou l’action : il pratiquait, non sans s’émouvoir du souvenir de son vieil Instamatic, les nouvelles techniques de photographie et technologies de la communication fugitive et de la commercialisation virtuelle. Mais le temps long et la patience, malgré les bouleversements du monde, demeurèrent complices de Joël Couchouron. Une connivence silencieuse, rappelée par l’auteur et photographe alsacien Michel Friz, qui ne connaissait Joël Couchouron qu’à travers ses photos : « Un jour, j’ai découvert une de ses photos dans une ferme-auberge. Il s’agissait d’un portrait de paysan, accroché au mur de la salle à manger. Ce visage moustachu, buriné, couvert d’un feutre déformé, m’invitait du regard à m’asseoir en face de lui et à entamer la conversation ! Je crois que ce cliché symbolise assez bien la vision du monde qu’avait Joël Couchouron. On la retrouve tout au long de son œuvre. Il savait à chaque instant mettre en lumière les hommes et leur terroir en créant un lien profond, sincère et bienveillant. Un témoignage précieux qui, à défaut, d’arrêter la course du temps, avait la vertu de le ralentir ». Et souvent de le fixer en noir et blanc et le graver en lettres d’or. Vianney Huguenot

HORS TEXTE

Paysages et pays sages

Né à Sapois en 1951, Joël Couchouron reste sa vie durant dans ce village vosgien au cœur d’un triangle porteur de l’identité montagnarde des Vosges, Gérardmer-Remiremont-La Bresse. Il y était heureux, ça se lisait sur son visage quand on le rencontrait mais il y était resté en partie par contrainte : « Quand je suis revenu de l’armée, mon père n’était plus là, il a fallu que je m’occupe de la famille, j’étais le seul qui ramenait une paie à la maison. S’installer à Sapois, c’était quasi obligatoire. Mais je ne regrette rien, c’est ce qui pouvait m’arriver de mieux ». Il poursuit ainsi une enfance et une jeunesse largement consacrées au travail : « On avait des parents qui nous faisaient travailler, surtout mon père qui n’aimait pas nous voir ne rien faire. Mais en même temps, on était les enfants les plus gâtés. Il nous construisait des voitures à pédales et tous les gamins du village nous regardaient envieux. On était vraiment des enfants gâtés mais au prix de beaucoup de travail ». Le souvenir de son enfance révèle aussi, comme une image qui apparaît dans le bac fixateur, les ravages de la déshumanisation de notre société, même rurale : « Je ne connais pas aujourd’hui la moitié des gens de Sapois alors qu’avant on se connaissait tous ». La photographie, selon Joël Couchouron, représentait aussi le moyen de garder le contact, positivement, avec l’avant, à travers des gens, des gestes, des paysages, « des pays sages », disait-il. V.H.

Vianney Huguenot

Journaliste, chroniqueur, présentateur, auteur

5 rue des vignes 57950 Montigny-lès-Metz

07.88.93.66.75

vianney.huguenot@gmail.com

Les Vieilles plaques !

Belle histoire que celle des vieilles plaques de verre de Clovis Reichert.

Comme souvent, c’est par hasard que les choses et les actes se font. Clovis Reichert était photographe à Saulxures au début du siècle d’avant. Son studio était à l’extérieur et à l’arrière de sa boutique, il photographiait les gens, les familles, les soldats qui partaient au front pendant la première guerre, et ceux qui revenaient. Puis, les années et le siècle sont passés et ces plaques de verre qui étaient les négatifs de l’époque se sont endormies au grenier. Une autre guerre puis un incendie passèrent sur la vieille maison et presque 100 ans plus tard elle fut vendue. Un ami antiquaire eu la mission de débarrasser les lieux et découvrit des caisses en bois couvertes de poussière. Elles contenait 1800 plaques de verre en parfait état, tout le patrimoine photographique de Clovis Reichert. Heureusement que cet antiquaire eu la présence d’esprit de m’appeler sans quoi tout ça partait aux oubliettes et surtout, à la déchèterie. J’ai même eu la chance de vivre quelques années dans cette maison et de retrouver les vestiges de cet ancien temps. Chemin faisant et vu l’ampleur de la découverte, j’en ai fait don au archives départementale qui ce sont chargées de numériser et d’archiver en lieux sûr ce trésor.

La photo c’est la vie ! C’est ma vie…