« Lardevivre » à La Vogienne.

Né de l’humour et de jeux de mots gourmands entre amis, « lardevivre » à la Vosgienne tourne autour du Lard bien sûr mais pas que.

Encore une initiative entre Potes, une « iep » et pourquoi pas, aller plus loin, et l’afficher sur nos corps de rêve et sur des T-shirts, pour commencer ?

Les déclinaisons ne tardèrent pas à éclore et fuser dans les cerveaux survoltés de certains et de certaines !

Alors, vous allez me dire ? C’est où ? C’est comment , On peut acheter ? C’est combien ?

C’est à La Bresse, boutique Illico Perso, juste en face de l’église. Vous demandez « Aurélie » mot de passe: « iep »
Un téléphone. 09 80 66 44 22 contact@illico-perso.fr

© Michel LAURENT – 06.89.25.84.66

#Lard, Lardéco, Lardevivre…


#Lard…
T’as encore fait une tache de brimbelles
LA phrase …
Uniques, les seins Vosgiens…

« iep »

« iep » C’est qui c’est quoi ?

« Sur ma Route »

« Iep », c’est les Initiatives entre potes ou le gagnant / gagnant. Le réseau…

« iep » c’est trouver des idées pour continuer d’exister, c’est passé par la fenêtre quand par la porte ça ne passe plus,

c’est décrocher le téléphone et dire oui, c’est la positive altitude, c’est ne rien lâcher, sinon ça tombe !

Un concept tout simple en fait. Tes potes ont besoin de toi, tu as besoin de tes potes.

Il faut prendre des initiatives parce que cela ne viendra pas ou plus tout seul… Ben oui !

« iep », c’est vivre, et c’est aussi le début d’une aventure .

A bientôt …

Sortir de sa zone de confort. Rendez-vous en terre de Vosgiennes.
Vanessa Savignard, Muriel Mangeol et Sarah Vieuille.
Inventer. Olivier Gehin et le Siestard
Rassembler et se rassembler. Les Fromagères !
Emilie, Florence, Lucie et Fanny
Sourir plutôt que faire la gueule ! Aurélie Illico Perso La Bresse.
Partager. Philippe Remy
Les amis, les copains, les passions… Pascal Barthélémy
Se souvenir … Valérie et Natalie Antoine
Faire bouger les lignes. Vincent Munier
iep, c’est donner l’exemple. Anne Claire Goulon et Vianney Huguenot
iep, c’est la complicité et les histoires qui durent !
Muriel Mangeol alias Mlle Serge
Découvrir. Profession débardeur avec André Ferreux
Communiquer avec de l’humour !
Expliquer, encore et encore ! Karine Savart et l’Expo A qui sont ces yeux ?
S’associer pour avancer ! Les 4 du début des Sentiers de la Photo
Michel LAURENT , Yan GODE, Vincent MUNIER et Allain GRANDEMANGE
Trouver des solutions pour mieux consommer.
La Ferme aux hirondelles à Thiefosse.
Avoir des projets avec Cathy CLAUDE et Pascal TRIBOULOT
Ne pas avoir froid aux yeux ! Les deus copines complices de mes aventures photo
Muriel MANGEOL et Sara BOUGRIT
Regarder dans la même direction l
Les deux belles jumelles. Stéphanie et Aude
Etonner et s’étonner. SO.

« Du Pain au Lard »

Tu aimes mieux ton père ou ta mère ?
J’aime mieux le lard !

Il est des boutiques comme ça où l’on tombe de suite amoureux. Le magasin « Du Pain au Lard «  à La Bresse est de celle-ci.

L’équipe, qui compte une quinzaine de passionnés en boulangerie, boucherie, charcuterie, traiteur, j’en passe et des meilleurs, cultive la tradition des choses bonnes et bien faites. Et ce n’est pas moins de 98% de ce qu’il se retrouve en vitrine qui est fabriqué sur place, ça cause ! Le défi et les missions sont élevés, à une époque ou beaucoup de professionnels sont surtout des revendeurs, « le fait sur place » mérite que l’on se gare devant.


1A Grande Rue, 88250 La Bresse –
03 29 25 10 28

Ce qui apparait de suite à l’entrée du magasin, c’est le fumoir. Il se voit et il se sent. L’odeur amicale du feu de bois mélangé aux effluves de jambons, saucisses et autres lardons. Le Fumoir, est au centre de l’histoire quant au lard fumé, il en est même l’acteur principal.

Le fumoir, incontournable…

La viande fumée dans les Hautes Vosges, c’est une tradition, presque une religion. Dans un passé pas si lointain, on élevait un ou deux cochons dans les fermes, et comme dans le cochon, tout est bon, ils nourrissaient toute la famille sur une année. La viande était fumée avant tout pour des soucis de conservation. L’air, l’altitude et l’expérience presque ancestrale a fait que la viande fumée fait partie des mets préférés des Vosgiens, mais aussi des Alsaciens, tous proches.

La corbeille type. Saucisses, lard, pièce fumée, filets mignons… La base !

Quelques chiffres: « Du Pain au Lard » c’est 14 personnes, 7 salariés, 4 apprentis, 1 contrat pro et 1 brevet de maîtrise et bien sûr Hervé Grandemange, le Boss !

L’équipe fabrique quasiment 98% des produits vendus, et environ une petite dizaine de stères de bois de hêtre sont brulé dans le fumoir.

En ce qui concerne la viande, et la plupart des produits, ils proviennent de producteurs, d’éleveurs et de fournisseurs proches.
C’est une équipe de professionnels et de formateurs ce qui permet de régaler la clientèle avec des produits artisanaux de qualité.

Saucissons secs en cours de séchage.
Les plats cuisinés à emporter et les menus à retrouver chaque semaine sur Facebook.
Les fiches recette et les idées de présentation…
Les pâtés Lorrains, évidement…
Terrines et foies gras.
La formation continue.
Une idée sympathique, les semis – conserves.

Mais Dans « le Pain au Lard » il y a aussi « pain ».Et là aussi il y a matière à gourmandise. Evidement tout le pain est fabriqué sur place et avec des farines « de pas loin ».

Du pain, mais pas que !

Muriel, alias Mlle Serge

Avec Muriel, c’est 10 années de photographie et de vidéo, ça crée des liens, une amitié et une confiance. Ensemble, on a exploré beaucoup de style d’images, fixes et animées, on a partagé de bons moments et essuyé quelques revers… Il en faut.

Sur scène, en Mademoiselle Serge, dans les entreprises, pour des marques, des idées, ou juste pour rigoler, à la ville et dans la nature. On a fait des centaines de kilomètres, des milliers de visuels, des heures de montage pour un style de photo, un regard sur la femme, la mère ou l’ actrice. Une femme actuelle.

Vous avez toutes un coté Mademoiselle Serge, un coté Muriel.



Grace à elle et dans ce registre, j’ai pu m’exprimer et apporter mon regard sur la photographie de Femmes. Le respect et la bienveillance dans l’approche et dans la façon de …. Et je l’espère en toute humilité. Comme on ne récolte que ce que l’on sème, elles me le rendent bien. Merci les dictons et merci Muriel.

Dans les Vosges, on l’aime bien la Blonde de Plainfaing et on est pas peu fiers lorsqu’ elle est à l’affiche. Comme nous tous, et comme beaucoup d’artistes elle vit des moments difficiles. Privée d’expression, confinée, masquée, interdite de scènes et de publics, ses seules fenêtres sont des écrans.

Elle incarne une génération ou tout devrait être possible.

Mon mode d’expression m’autorise à travailler dans l’ombre pour peu qu’il reste un peu de lumière.

Alors on fait des photos, encore et encore, on existe et on ne lâche rien…

Sports Passion La Bresse.

La scène bien sûr, incontournable et vitale. Long travail d’ écriture et de métamorphose.

Puis la rencontre avec le public.

L’idée de l’égérie, ambassadrice d’une marque, d’un concept, un sourire, une silhouette pour s’identifier, exister. Alors, on est parti sur la route pour rencontrer les entreprises des Vosges, parce qu’on aime les Vosgiens qui travaillent, qui se lèvent tôt. Donner la parole par l’image, montrer raconter et toujours avec de l’humour. Encore et encore… Qui nous aiment, nous suivent. Merci à vous, ils se reconnaitront.

Bol d’Air La Bresse.

Créol’in Gerardmer




La Nature bien sûr, incontournable au centre de nos démarches.

Muriel a une complice, Sara, jamais bien loin. Elle nous suit parfois sur des projets. Sara c’est la version Brune de la Blonde.


Et là c’est la double peine … Que la lumière fut !

Vous l’avez compris, le duo et parfois même le trio fonctionne bien.

Parce qu’on arrive toujours à tout avec le sourire et la bienveillance avec une pointe d’humour.

Prenez soin de vous, c’est pas peu dire !

Merci…

© Michel LAURENT Janvier 2021

https://www.facebook.com/mademoiselleserge

Eaux de vie et liqueurs…

Eaux de fruits, eaux de vie, liqueurs et digestifs, la « gnole », la « goutte », et autres douceurs viennent de fruits, de plantes et même parfois de fleurs.

Le bouilleur de cru est un magicien devant son alambic.

Le fruit devient liquide.

Le mot alambic vient de l’arabeal ‘inbïq, lui-même emprunté au grec tardif ambix (= vase). L’alambic fut d’abord utilisé pour fabriquer des eaux florales, des huiles essentielles ou des médicaments, avant de permettre la production d’eaux-de-vie par distillation de jus de fruits fermentés1. Le type le plus ancien qui nous soit parvenu date de 3500 av. J.-C. et provient du site mésopotamien de Tepe Gawra au Nord de l’Irak2. On trouve la plus vieille mention d’un alambic sur une tablette babylonienne en cunéiforme vers 1200 av. J.-C.3. Cette tablette mentionne également Tapputi, une parfumeuse babylonienne considérée comme la toute première chimiste4. Dans la période récente, Abu Al-Qasim (Aboulcassim) aurait décrit un alambic au xie siècle et celui-ci aurait été inventé par Jabir ibn Hayyan (ou Geber en latin) au viiie siècle5.

Les alambics sont, ou mobiles ou statiques. Posés sur des remorques, jadis tirés par des chevaux, itinérants, ils bougent de villages en villages au gré des demandes, des saisons et des récoltes. Plus fréquemment, ils sont installés à demeure dans des remises ou des dépendances à l’écart, ce sont souvent les alambics de villages. On appelle bouilleurs de crus, la profession des gestionnaires d’alambics.

Tout ceci est bien sûr très contrôlé. Ne distille pas qui veut.

Thermomètres à alcool qui sert à peser le taux de sucre et donc d’alcool au cours de la distillation.
La méthode n’est pas d’hier et ne s’improvise pas. Elle est le « fruit » d’années d’expérience.
Pascal BARTHELEMY bouilleur de crus à St Dié des Vosges. L’homme est passionné et passionnant. Pascal partage son temps et sa vie entre les beaux alcools, les chevaux, sa famille et ses amis.
Un amoureux XXL de la vie, un ami de longue date !


Bien que la méthode soit assez simple, la pratique est subtile et complexe. Il faut maîtriser parfaitement le feu et donc, la température de cuisson des fruits, de manière à ce que la distillation soit parfaite. L’alcool terminé doit conserver et rendre les parfums des fruits utilisés. Une fois en bouche le connaisseur et le gastronome sauront retrouver là, la mirabelle, là la poire…

Et bien que fort en alcool (45°) cela doit rester un moment agréable d’échanges et de convivialité.

A consommer avec modération bien-sûr.

L’ambiance dans une distillerie traditionnelle est particulière. Les parfums et les odeurs y sont exagérés, enivrants.

Tout ou presque peut se distiller, fruits, plantes et fleurs, les résultats sont parfois surprenants.

Au bout de l’histoire, la mise en bouteille et l’étiquetage. Et enfin une période de vieillissement avant d’être consommé.

Les Vosges, terre de granit

Dans les Vosges, la couche de terre est fine et donc, la pierre n’est pas loin. Elle est très dure. C’est du granit.
Dès le XVI° siècle, les paysans vosgiens taillaient les boules de granit qu’ils trouvaient dans leurs champs, pour faire des moellons qui leur servaient à construire leurs maisons et à délimiter leur terrain. Au XIX° siècle, ces agriculteurs sont devenus des agriculteurs-carriers-graniteurs.
Le granite est une roche plutonique magmatique à texture grenue utilisée en construction.
Il ne faut pas confondre « granite » et « granit »: Le granit est une appellation devenue commerciale et générique chez les marbriers qui englobe aussi des gneiss, des grès, des brèches, des calcaires ou autres conglomérats. Le petit granit des Ardennes, par exemple, est un calcaire.

Le métier était, on s’en doute, pénible et il l’est resté. Les conditions météorologiques des Vosges rendirent les métiers de la pierre d’autant plus difficiles.

Heureusement depuis le temps, les pratiques ont changé, le matériel a considérablement évolué, mais ça reste un rude métier. Le savoir faire accumulé depuis des décennies a donné naissance à une véritable filière. Des générations d’hommes (principalement des hommes) continuent à creuser les carrières et à ennoblir nos villes.

Carrière de Grosse Pierre La Bresse.

Très peu d’entreprises ont survécu. Une d’elle, La Graniterie Petitjean tient, si on peut dire le Haut du Pavé dans les Vosges. Basé à La Bresse, elle tire son granit de deux carrières, Grosse Pierre pour le « Gris Bleu » et Senones pour le « Rouge corail » et « le feuille morte de Senones ».

L’usine des écorces et l’usine de Niachamp à La Bresse emploient 80 personnes.

Un article d’actualité, qui en dit long sur la fillière.

Comme souvent la mise en œuvre des produits se fait en informatique
Les gestes restent les mêmes dans bien cas, comme pour le polissage.

Le granit est destiné principalement à la voirie et aux réalisations funéraires. Fort du slogan « De nos carrières à votre ville » les produits de La Graniterie Petitjean font partis intégrante de notre quotidien.

Pause de pavés sur la place de l’Atre à Epinal.

De l’extraction en carrière, le façonnage des produits granit et enfin la pause en situation, les étapes sont multiples. Une multitude de métiers et de compétences sont nécessaires pour aboutir à un produit fini et qui perdura.

Travaux de voirie.
La Schlucht
Dallage d’une place
Réalisation architecturale à Strasbourg.
Un rond point parmi tant d’autres
Aménagement de centre ville. Pavage.
Un projet hors norme, plusieurs fois récompensé.
La fontaine de la place de l’Atre à Epinal

Martelage

Rendez-vous sur les hauteurs de Xoulces (hautes Vosges) pour une « virée » de martelage, c’est ainsi que l’on nomme le comptage et le repérage d’arbres sur un secteur de forêt.  Les agents de l’ONF sont accompagnés d’une classe de BTS gestion forestière en 2 -ème année du lycée agricole de Mirecourt.

L’équipement de base est sommaire. Il comprends, un marteau, ou sorte de hache ornée d’une empreinte ou poinçon à l’effigie de l’AF en lettre gothique (Administration forestière). Il sert à enlever une écaille d’écorce et à marquer l’arbre. Un compas ou grand pied à coulisse, utilisé pour mesurer le diamètre du tronc afin d’en connaître le cubage grâce à des abaques. Une griffe à marquer les arbres retenus pour la biodiversité  et  d’un TDS (terminal de saisie) pour enregistrer les données, l’emplacement GPS, l’essence et sa catégorie dans les diamètres.

C’est les premiers jours de Novembre et à cette altitude la pluie fait des flocons. La forêt est riche d’une multitude d’essences différentes, les sapins trônent accompagnés des cousins épicéas, les hêtres, érables et autres feuillus occupent les puits de lumières. La faune est bien présente vu les nombreuses crottes de cerfs ici et là. Un écureuil croise le sentier. Au loin, le chant d’un pic noir perce le silence. L’odeur est caractéristique de la saison, les champignons sont partout.

Entreprise publique de la filière forêt-bois, l’ONF rassemble près de 10 000 professionnels en métropole et outre-mer. Au quotidien, l’action des forestiers s’articule autour de trois objectifs indissociables : la production de bois, la protection de l’environnement et l’accueil du public. L’Office réalise également des missions de service public dans le domaine de la gestion des risques naturels, et propose des services aux collectivités et aux entreprises.

Guillaume Antoine, brigadier (chef d’unité territoriale), sera le responsable de la virée du jour, il entraîne toute l’équipe à flanc de coteau où chaque groupe travaillera sur une courbe de niveau bien définie afin que toute la parcelle soit couverte.

La démarche d’une virée est de proposer un lot de bois en vue d’une exploitation ultérieure. Les agents forestiers établissent une liste détaillée du contenu des lots et répertorient précisément les arbres. Certain resteront sur place et ne seront jamais exploités (arbres bio), alors ils finiront leurs vies de vieux sapins au fond des bois, serviront de perchoirs à d’illustres  grands tétras ou à des abris de chouettes. Ils disperseront leurs semences à tous vents, noble mission. Le travail  du jour est également pédagogique. Les étudiants ont pour la plupart déjà pratiqué le martelage mais au delà du geste technique c’est la connaissance du milieu qui est à prendre en compte. Une forêt de montagne ne se gère pas de la même façon qu’une forêt de plaine. Beaucoup de données sont à prendre en compte, comme la pression du gibier présent, l’altitude, l’orientation ou la répartition des essences, les difficultés d’exploitation, le travail du bûcheron ou du débardeur.

Ce rendez-vous forestier est déjà à vocation visuelle. La petite équipe avance d’arbre en arbre et s’interroge sur quelle décision prendre sur chaque arbre ou groupe d’arbres. S’il est décidé de prélever, alors le désigné est nommé, mesuré et enregistré à haute voix. S’en suit une signature au marteau à différents endroits de chaque côté du tronc pour faciliter le travail du bûcheron lors du repérage et de l’abattage des bois

A la fin de la journée et grâce au terminal de saisie, une fiche est éditée sur la parcelle couverte et sera proposée à d’ éventuels acheteurs ou exploitée directement par les ouvriers-bûcherons de l’ONF pour vendre le bois bord de route l’année suivante.

Une virée est essentielle à la gestion d’une » forêt exploitable » Les agents de l’ONF travaillent avec passion et réflexion sur des espaces vivants où tout est lié.

Les Fromagères

Pour réaliser des reportages photos sur le fromage, il faut être matinal et si c’est de fromagères dont il s’agit, il faut être ponctuel. Non en fait pas forcément, mais ça aide… En tout cas c’est avec un peu d’appréhension que je pousse la porte du labo ou de l’étable.

Rendez-vous donc avec Sept femmes fromagères du massif des Vosges. Pascale, Laura, Angélique, Fanny, Emilie, Lucie, et Aurore, qui nous proposent des fromages de vaches, de brebis et de chèvres. Sept femmes impliquées et passionnées parmi tant d’autres au milieu des hommes, et trois sortes de laits différents. Les techniques se ressemblent d’un fromage à l’autre, les volumes diffèrent bien sûr mais c’est le savoir-faire et le terroir qui apportent les particularités dans les textures et les parfums. Mais aussi, pour l’avoir observé, l’amour et le respect des animaux.

Dans les petites exploitations agricoles où il est question de transformation, la fromagère ne se contente pas de travailler son lait, il faut gérer les bêtes, les soigner, bien les nourrir et surtout les aimer. On est loin des fermes de mille vaches sans âme. Ici chaque animal a un nom ou plutôt un prénom, un caractère et une histoire. Il faut parfois gravir la montagne pour rechercher la récalcitrante ou la sauvageonne qui tarde à revenir à la traite. Il faut détecter les blessures et les boiteries avant qu’elles ne s’aggravent, aider à naître. Veiller à tout, et ça, les femmes savent le faire avec bienveillance comme si c’étaient leurs enfants, qu’il faut élever, dorloter et parfois gronder.

Au bout de la recette, le lait devient fromage comme par magie. S’en suit un long processus manuel et tactile qui est l’affinage afin que les saveurs s’expriment, plus ou moins long selon les goûts de chacun.

C’est tout ça mis bout à bout tous les jours de l’année qui donne le fromage, le vrai fromage de nos terroirs.

Ensuite il nous appartient, et à nous de le consommer comme bon nous semble, de varier les recettes et les plaisirs ou simplement de le croquer sur un bon pain avec du vin et des amis. On se doit plus que jamais en ces moments compliqués, de respecter et de valoriser ce produit magnifique et ancestral afin que nos paysans et pour le coup ces sept belles fromagères continuent l’histoire.

Merci pour votre bienveillance et votre accueil.

© Michel LAURENT Novembre 2020

Profession Débardeur

Le débardage dans les Vosges c’est la variante de marin pêcheur en Bretagne. Un métier engagé, dangereux et très technique. Les conditions météo difficiles en montagne font partie intégrante du métier, tout comme la haute mer.

André Ferreux me raconte son parcours plein d’humilité. Il arrête le tracteur, sort une boîte à rouler en ferraille limée d’avoir tant roulé et se bricole un mégot qu’il allume tranquillement. Ses mots sont simples et plein de bon sens. Des intonations de patois ne laissent pas de doute, on est bien dans les Vosges.

 » Avec les frangins on a repris derrière le père, mais un des nôtres s’est tué en forêt en 80. C’était dur, mais on a rien lâché et je suis toujours là, mais le métier a bien changé. Le matériel est plus pointu et performant mais un tracteur comme celui ci coûte 400.000€, y faut pas s’endormir… La gestion de la forêt aussi a changé, les bucherons ne ramassent plus ni ne brûlent les branches. Les coupes sont des champs de bataille ou il faut parfois chercher les grumes. Et puis le scolyte s’en est mêlé. C’est pas simple mais on y arrivera « 

Seuls les hommes calmes peuvent réussir dans le débardage. C’est rude, dangereux et pénible, pas de place pour les énervés. Les accidents sont fréquents et la casse de matériel est à bannir. Alors piano, piano !

Tout comme le cabillaud n’arrive pas tout seul à l’étal du poissonnier, le bois n’arrive pas non plus tout seul au bord de la route. Parfois la coupe est loin, inaccessible et il faut câbler, triller, treuiller encore et encore pour remonter les billes de bois sur la piste. Les grumes sont rassemblées en fagots de plusieurs tonnes et descendues aux quais de chargement en trainées. Un grumier passera les charger afin de livrer les scieries, encore un métier hors norme que je vous ferrai connaitre.

Il faut aimer le mot travailler pour faire ce job. Mais aimer aussi la forêt et la nature parce que malgré tout il faut la respecter. La nuit tombe vite en automne et si je suis obligé de plier mon appareil photo, André compte bien refaire une trainée avant ce soir.

Salut, à bientôt…